Les personnes qui ne sont pas hospitalisées de leur plein gré dans des hôpitaux ou des services psychiatriques sont plus susceptibles de refuser un traitement.
En 2005, le Royaume-Uni a adopté la loi sur la dignité mentale (Mental Dignity Act), qui donne aux patients un droit de regard sur le choix du traitement qui leur est administré. Gareth Owen, du King's College de Londres, et ses collègues ont récemment mené une enquête auprès de plusieurs centaines de personnes hospitalisées pour maladie mentale.
Comme l'indique le numéro de septembre du British Journal of Psychiatry, l'absence de consentement au traitement était plus fréquente chez les patients contraints de rester à l'hôpital que chez ceux admis à leur propre demande. D'autre part, l'automutilation se produisait principalement dans le second groupe, tandis que le taux d'actes de violence contre autrui ne semblait pas dépendre du mode d'hospitalisation.