La perception de la douleur chez les enfants est un phénomène peu étudié. Des enfants présentant des lésions identiques ressentent la douleur de manière différente et l'éprouvent différemment.
Cela dépend non seulement de l'étendue de la lésion elle-même ou simplement de la cause de la douleur, mais aussi de l'âge de l'enfant, de son sexe, de son niveau de développement cognitif, des expériences douloureuses qu'il a vécues jusqu'à présent, ainsi que de l'environnement familial et culturel dans lequel il est élevé. Il s'agit de facteurs relativement constants qui déterminent la perception de la douleur par les enfants. Les facteurs variables jouent également un rôle important. Il s'agit notamment d'un groupe de facteurs appelés facteurs situationnels, c'est-à-dire les attentes, le sentiment de contrôle et l'importance de la douleur dans une situation donnée.
Un autre groupe de facteurs importants est celui des facteurs comportementaux, qui comprennent la manière dont l'enfant fait face à la situation, le comportement qu'il adopte dans les situations stressantes et l'attitude des parents. Outre les groupes de facteurs susmentionnés, les facteurs émotionnels tels que l'anxiété, la peur, la colère ou la frustration ont également une forte influence sur la perception de la douleur par les enfants. L'âge de l'enfant est très important, car il a un impact sur la compréhension par l'enfant de la situation dans laquelle il est confronté à la douleur.
Pour les jeunes enfants, la douleur n'est associée qu'à une seule caractéristique de la douleur, à savoir la démangeaison, la brûlure, le pincement, etc. Contrairement aux enfants plus âgés, les jeunes enfants n'établissent pas de lien entre la douleur et la maladie, c'est-à-dire qu'ils ne perçoivent pas que la douleur puisse être le résultat d'une maladie. [1]